Temps de lecture : 2mn10

Hello,

OpenAI a sorti une étude montrant des écarts importants d’utilisation de l’IA entre pays.
À tel point qu’ils lancent un programme international pour accélérer l’adoption de l’IA.

Théo & Nathanaël

OpenAI alerte sur un « écart de capacité » : l’utilisateur moyen n’emploie qu’1/7ᵉ des capacités que maîtrisent les utilisateurs avancés.

L’essentiel :

  • Pire : certains pays utilisent l’IA 3× plus que d’autres (par habitant).

  • Le Vietnam ou le Pakistan comptent parmi les plus gros utilisateurs de fonctions IA avancées, aux côtés des US ou de l’Europe.

  • Ces pays en retirent déjà des gains de productivité et d’innovation significatifs.

  • Pour réduire cet écart, l’initiative OpenAI for Countries aide des États à adopter l’IA à grande échelle.

  • Le programme Education for Countries veut introduire l’IA dans les systèmes éducatifs nationaux : accès à ChatGPT Edu et modèles avancés, formation des enseignants, certifications en IA, et recherche sur l’impact pédagogique.

  • Huit pays pilotes (Europe, Asie, Caraïbes) participent déjà.

Ces programmes suffiront-ils à démocratiser l’IA ?
On plonge dans le sujet en Focus.

Selon les autorités chinoises, plus de 700 modèles d’IA générative ont été enregistrés officiellement.

L’essentiel :

  • Depuis 2023, les entreprises chinoises doivent déclarer leurs modèles d’IA générative auprès de l’organisme de cybersécurité (CAC).

  • Résultat : un boom de dépôts, culminant à 700+ modèles “labellisés” fin décembre, plus qu’aucun autre pays n’en a produit en un an.

  • Ces modèles incluent des IA conversationnelles type ChatGPT, des générateurs d’images, de la vidéo, etc.

  • Le gouvernement encourage l’innovation, tout en la surveillant de près via le système d’enregistrement.

  • Mais beaucoup de ces modèles sont redondants ou de portée limitée, et rares sont ceux qui rivalisent (pour l’instant) avec les plus avancés.

Pékin montre ses muscles en IA avec un record de modèles déployés.

xAI a remis en service Colossus 2, un super-ordinateur titanesque destiné à entraîner son IA conversationnelle Grok.

L’essentiel :

  • Colossus 2 consomme déjà 1 gigawatt de puissance électrique, de quoi alimenter environ 100 000 foyers américains.

  • Et ce n’est qu’un début : l’infrastructure vise les 2 GW d’ici quelques mois.

  • Contrairement à OpenAI ou Anthropic qui s’appuient sur les clouds de Microsoft ou d’Amazon, xAI construit ses propres centres de données géants.

  • Un pari coûteux (plusieurs milliards de dollars investis), mais qui pourrait donner à xAI une longueur d’avance en contrôle et flexibilité.

xAI affiche son ambition de dépasser OpenAI.

Comment était cet article ?

Aidez-moi à améliorer le format de la newsletter en me disant ce que vous avez pensé de cet article !

Login or Subscribe to participate

Focus : Vous utilisez mal l’IA

Les outils d’IA sont de plus en plus puissants, mais nous n’en exploitons qu’une fraction.

OpenAI parle d’un « écart de capacité » (capability overhang) pour décrire ce fossé entre ce que l’IA pourrait faire et ce que les utilisateurs en font réellement.

Les utilisateurs avancés (power users) s’appuient déjà sur des fonctions bien plus sophistiquées, tandis que le grand public se contente souvent de simples prompts.

Autrement dit, une poignée d’initiés utilisent l’IA à fond, pendant que le reste du monde roule au ralenti.

À suivre :

  • Un fossé mondial.

  • OpenAI à la rescousse ?

  • Bonne intention ou poudre aux yeux ?

Un fossé mondial

OpenAI observe aussi un écart significatif entre pays.

Sur 70 pays analysés, certains exploitent l’IA trois fois plus intensément (par personne) que d’autres.

Et l’adoption avancée de l’IA n’est pas l’apanage des pays les plus riches.

Certes, les États-Unis ou l’Inde comptent le plus d’utilisateurs en volume, et Singapour ou les Pays-Bas se distinguent par une forte pénétration dans la population.

Mais des pays émergents comme le Vietnam ou le Pakistan figurent aussi parmi les plus gros utilisateurs de fonctionnalités avancées.

Ils vont jusqu’à doubler l’usage par habitant d’outils complexes par rapport à la moyenne.

En clair, certains pays utilisent déjà l’IA pour résoudre des problèmes plus complexes et aller plus vite.

Peu importe leurs ressources économiques.

Cet avantage se traduit par des gains de productivité concrets, libérant du temps pour innover, créer de nouveaux produits ou services, et améliorer les niveaux de vie.

Si rien n’est fait, une minorité de pays et d’utilisateurs pourraient prendre une avance difficile à rattraper, tandis que les autres risquent de rester à la traîne.

OpenAI à la rescousse ?

OpenAI a lancé en 2025 l’initiative OpenAI for Countries, avec une promesse : aider les gouvernements et institutions à mettre l’IA entre davantage de mains.

L’idée est d’accompagner les pays pour passer de l’usage basique à une adoption profonde de l’IA.

Intégration dans l’éducation, les administrations, les entreprises…
Tout ce qui peut démocratiser la productivité apportée par l’IA.

Plutôt qu’une approche uniforme, OpenAI mise sur des partenariats adaptés aux priorités locales.

Dernière annonce en date : le programme OpenAI’s Education for Countries.

Le but ?
Aider les États à intégrer l’IA dans leurs systèmes éducatifs, du primaire à l’université.

OpenAI va fournir des outils comme ChatGPT Edu, des modèles avancés et des modes d’apprentissage personnalisés.

Le programme prévoit aussi :

  • De former enseignants et élèves aux compétences en IA.

  • De mener des recherches à grande échelle sur l’apprentissage.

  • De créer une communauté globale d’acteurs de l’éducation engagés sur l’IA.

Huit premiers partenaires ont été annoncés : l’Estonie, la Grèce, la Slovaquie, le Kazakhstan, les Émirats arabes unis, la Jordanie, Trinité & Tobago.

Rien qu’en Estonie, 30 000 étudiants, enseignants et chercheurs ont déjà accès à ChatGPT Edu, avec des études en cours pour en mesurer les effets sur 20 000 élèves.

Ces initiatives veulent préparer la prochaine génération à maîtriser l’IA, quelle que soit la taille du pays.

Bonne intention ou poudre aux yeux ?

Ces programmes suffiront-ils à combler le fossé ?

D’un côté, intégrer l’IA dans les écoles et universités peut former des millions de futurs utilisateurs avertis.

De l’autre, le succès dépendra de la mise en œuvre concrète : former des profs, adapter les outils aux langues locales, assurer l’accès à internet et au matériel…

Sans oublier que pour l’instant, seuls quelques pays pilotes sont inclus.
Qu’en sera-t-il des autres ?

En plus, OpenAI, en aidant les gouvernements, sert aussi ses propres intérêts.

Par ce biais, l’entreprise popularise ses outils et s’impose comme infrastructure d’IA dans ces pays.

Donc ce n’est pas complétement désintéressé.
En attendant, le meilleur remède contre cet écart, c’est peut-être vous.

Entreprises, institutions ou simples curieux, chacun a intérêt à monter en compétences sur l’IA.

La technologie progresse à toute allure, mais elle n’a de valeur que si on l’exploite.

Auto file tags and variable recognition

Voice-first code workflows with auto file tagging and variable recognition. Dictate reproductions and prompts and paste clean, code-friendly text into GitHub, Jira, or your editor. Try Wispr Flow for engineers.

AI-native CRM

“When I first opened Attio, I instantly got the feeling this was the next generation of CRM.”
— Margaret Shen, Head of GTM at Modal

Attio is the AI-native CRM for modern teams. With automatic enrichment, call intelligence, AI agents, flexible workflows and more, Attio works for any business and only takes minutes to set up.

Join industry leaders like Granola, Taskrabbit, Flatfile and more.

Comment était la newsletter aujourd'hui ?

Login or Subscribe to participate

PS : Cette newsletter a été écrite à 100% par un humain. Ok, peut-être 80%.

Reply

Avatar

or to participate

Keep Reading

No posts found