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Hello,

Pendant ce temps, les pubs arrivent sur ChatGPT et Claude obtient une nouvelle constitution (avec un psychologue attitré en prime).

Théo & Nathanaël

Au Forum de Davos, l’IA est apparue comme un enjeu planétaire, avec débats sur les risques et luttes d’influence.

L’essentiel :

  • Les États-Unis ont assoupli l’embargo sur les puces d’IA vers la Chine, sous la pression de Nvidia et autres.

  • Les experts ont averti qu’un bouleversement sociétal est proche et nécessite une coordination internationale pour établir des règles de sécurité.

  • En clair, sans coopération entre Washington, Pékin et consorts, difficile de ralentir l’emballement technologique.

L’IA est au cœur d’une “guerre froide” technologique.
On en parle plus en détail en Focus.

OpenAI a annoncé le 16 janvier qu’il commencera à tester des publicités directement dans l’interface de ChatGPT.

L’essentiel :

  • Les utilisateurs de la version gratuite et de l’abonnement ChatGPT Go à 8 $/mois verront apparaître des annonces sponsorisées en bas des réponses de l’IA.

  • OpenAI assure que ces pubs n’influenceront pas les réponses de l’assistant.

  • Les annonces seront étiquetées “Sponsorisé” et séparées du texte généré, sans intrusion dans le contenu.

  • Surtout, OpenAI promet de ne pas vendre les données des conversations aux annonceurs. Le ciblage se fera en fonction de la requête en cours.

Nous n'accepterons aucun argent pour influencer la réponse que ChatGPT vous donne, et nous préservons la confidentialité de vos conversations vis-à-vis des annonceurs.

  • Malgré un chiffre d’affaires en forte hausse ($20 milliards de revenu annuel fin 2025) la société brûle du cash à un rythme effréné.

  • Or, seulement 5 % des 100 millions d’utilisateurs actifs paient un abonnement.

La publicité semble être le moyen le plus direct de rentabiliser la masse d’utilisateurs gratuits. Mais ChatGPT saura-t-il rester neutre et fiable ?

Anthropic vient de publier une Nouvelle Constitution éthique pour Claude.
Ce document public décrit en détail les principes et valeurs que Claude doit respecter.

L’essentiel :

  • Jusque-là, Claude était guidé par une liste de règles relativement simples (ne pas être raciste ou sexiste, ne pas inciter au crime, etc.)

  • La nouvelle Constitution détaille ce qu’est Claude, comment il doit se comporter, et quelles valeurs humaines il incarne.

  • L’idée est que l’IA doit pouvoir généraliser les grands principes moraux à des situations nouvelles, au lieu de suivre mécaniquement des directives.

  • Elle insiste sur la bienveillance et l’utilité de Claude envers les utilisateurs.

  • Claude ne devra jamais aider à concevoir une arme biologique ou toute technologie nuisant massivement.

  • Anthropic aborde aussi la question de la conscience, disant se soucier de “l’état psychologique” de Claude, et posséder une équipe dédiée au “bien-être des IA”.

Reste à voir si cette approche suffira à dompter les IA de plus en plus puissantes.

Est-ce que vous voulez qu'on fasse une enquête Focus sur le sujet ?

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Focus : la guerre mondiale de l’IA

Vendre des puces d’IA à la Chine, c’est comme vendre des ogives nucléaires à la Corée du Nord.

Au Forum économique mondial, l’IA est devenu un champ de bataille géopolitique.
Déclarations enflammées des PDG, rivalités technologiques, tensions sur les puces…

Derrière les sourires de circonstance, Davos 2026 a mis en lumière la guerre froide de l’IA entre grandes puissances.

À suivre :

  • Le nerf de la guerre.

  • Une course contre la montre.

  • Des visions qui s’affrontent.

  • OpenAI entre deux chaises.

Le nerf de la guerre

D’abord, Musk a expliqué que la contrainte n°1 pour l’IA à grande échelle, c’est l’accès à l’électricité (avant même les modèles et les calculateurs).

Il a aussi insisté sur le fait que les besoins de calcul explosent et que la question de l’énergie des centres de données devient géopolitique.

Et sur ce terrain, un autre débat a fait rage.

Jusqu’à récemment, les États-Unis limitaient strictement l’exportation de ces composants critiques vers la Chine, pour freiner les progrès de l’IA chinoise.

Sauf que depuis quelques mois, Washington a assoupli ces restrictions, autorisant à nouveau des ventes de puces AI bridées à Pékin.

Pourquoi ce revirement ?
Officiellement, pour ne pas “isoler” la tech américaine du marché chinois.

Officieusement, la pression de géants comme Nvidia a pesé.
Son CEO Jensen Huang a fait du lobbying en ce sens.

Conséquence : les fabricants américains engrangent des profits supplémentaires.
Mais à quel prix ?

Pour Dario Amodei, le calcul est clair.
À court terme, on y gagne en dollars, à long terme, on arme potentiellement son rival.

Une course contre la montre

Ce relâchement américain intervient alors que la Chine, elle, accélère tous azimuts dans l’IA.

Plus de 700 grands modèles d’IA généra­tive ont été lancés en Chine.

La machine chinoise est en marche, soutenue par des investissements colossaux et un accès à d’énormes volumes de données.

Et en autorisant à nouveau les ventes de puces, les États-Unis offrent un répit technologique à la Chine, qui peine encore à produire des semi-conducteurs de pointe.

Sauf que ce libre-échange réduit le temps de réaction dont disposent les pays occidentaux pour développer des garde-fous autour de l’IA.

Moins de restrictions, c’est moins de temps pour comprendre les impacts sociétaux et les risques existentiels de l’IA.

Autrement dit, la fenêtre pour réguler ou orienter l’IA de manière sûre se referme à mesure que la course s’intensifie.

Des visions qui s’affrontent

Deux camps s’opposent.

D’un côté, les partisans d’une intégration globale de l’IA, souvent liés aux intérêts industriels.

Ils prônent le commerce ouvert (même avec la Chine) et l’adoption généralisée de l’IA, misant sur l’idée que “l’IA pour tous” apportera croissance et progrès universels.

Jensen Huang incarne ce courant : vendre des puces à qui en veut, c’est accélérer l’innovation mondiale.

Et remplir le carnet de commandes au passage.

De l’autre côté, des voix s’élèvent pour une approche plus prudentielle et coordonnée.

Dario Amodei en tête, qui appelle à ne pas se voiler la face.
L’IA est désormais un enjeu de sécurité nationale.

Il rappelle que si les États-Unis ralentissent, d’autres (Chine, mais aussi Russie ou autres) continueront d’avancer.

On ne peut pas se permettre de lever le pied tant que nos adversaires géopolitiques construisent la même technologie au même rythme.

Comment ralentir la course pour réfléchir aux conséquences, quand on craint de se faire distancer en le faisant ?

Sur la scène de Davos, certains dirigeants ont tenté de nuancer le propos.

Demis Hassabis a souligné que seule une coordination internationale pourrait atténuer les risques de l’IA à l’échelle globale.

Établir des standards de sécurité implique une coopération vitale entre nations comme les États-Unis et la Chine.

Hassabis, comme d’autres, rêve d’un “traité de non-prolifération” de l’IA, où les grandes puissances s’accorderaient sur des limites et des principes communs.

Mais la réalité, admise à demi-mot par ces mêmes acteurs, est plus âpre : pour coopérer, il faudrait déjà ralentir la course.

Déployer l’IA correctement nécessiterait de freiner son évolution

Or, cette coordination reste floue.
Les États-Unis parlent d’encadrement éthique, mais autorisent l’export de leurs puces.

La Chine clame vouloir un développement responsable, mais censure certains usages tout en alimentant l’effort technologique.

L’Union européenne, elle, tente de réguler sans avoir de géants de l’IA à opposer.
Bref, le fossé entre discours et actions s’est fait sentir à Davos.

OpenAI entre deux chaises

Et que fait OpenAI dans tout ça ?
Officiellement, la société se pose en acteur proactif et diplomatique.

À Davos, OpenAI a vanté ses efforts pour “que l’IA bénéficie à tout le monde”, via des partenariats éducatifs et sociétaux.

Sam Altman et son équipe cherchent à travailler avec les gouvernements, avec des programmes comme OpenAI for Countries pour déployer l’IA de manière équitable.

Cette approche douce vise à diffuser l’IA partout, y compris dans des pays en développement, afin de ne laisser personne à l’écart.

En parallèle, OpenAI collabore avec les instances régulatrices aux USA et en Europe pour orienter les politiques publiques sur l’IA.

Mais OpenAI reste une entreprise américaine dépendant des financements (de Microsoft, notamment) et soumise aux lois américaines.

Difficile de prôner une ouverture totale tout en évitant que les technologies les plus avancées ne tombent en de mauvaises mains.

À mesure que la compétition s’intensifie, un danger pointe : celui d’une dérégulation, où chaque bloc assouplit ses propres règles pour ne pas freiner ses champions nationaux.

Sauf que cette course sans garde-fous serait hasardeuse.

Il ne reste pas beaucoup de temps avant que l’IA ne bouleverse profondément nos sociétés.

Davos 2026 aura eu le mérite de mettre ces enjeux en pleine lumière.

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