Temps de lecture : 3mn

Hello,

Elon Musk veut tuer le code d'ici la fin de l'année.

Pendant ce temps, les cerveaux fuient les plus gros labos d'IA du monde et quelqu'un vient de lâcher 70 millions pour un nom de domaine.

En Focus, on décortique la question qui obsède la Silicon Valley : et si l'IA commençait à s'améliorer toute seule ?

Théo & Nathanaël

Les 24 heures de retard sont dues à une erreur de programmation de ma part, my bad !

Elon Musk a lâché une bombe sur X la semaine dernière.

D'ici fin 2026, selon lui, plus personne ne codera. L'IA générera directement du binaire, sans passer par un langage de programmation.

L'essentiel :

  • Musk affirme que l'IA peut déjà produire du code machine plus efficace que n'importe quel compilateur humain. Fini Python, Java, C++. L'IA parle directement à la machine.

  • L'étape d'après ? Brancher ça sur Neuralink. Vous imaginez un logiciel, votre cerveau le transmet, l'IA le construit. Le Imagination-to-software.

  • Il annonce aussi que Grok Code sera "state of the art dans 2 à 3 mois" et que xAI va se lancer dans la génération vidéo et le métavers.

Musk promet la mort du code depuis un moment.
Sauf que cette fois, il fixe une date : décembre 2026. Rendez-vous dans dix mois.

Cette semaine, deux des plus gros labos d'IA du monde ont vu partir des gens clés.

L'essentiel :

Quand les gens payés pour mettre des garde-fous sur l'IA décident que c'est le bon moment pour partir, c'est un signal qu'on ne devrait pas ignorer.

Le nom de domaine le plus cher de l'histoire vient de changer de mains.

L'essentiel :

70 millions pour deux lettres.

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Focus : L'IA entre dans l'ère de l'auto-amélioration

Ce qu'on observe depuis quelques semaines n'est pas un simple enchaînement d'actus tech.

C'est un changement de régime.

L'IA ne se contente plus de s'améliorer grâce à des ingénieurs humains. Elle commence à participer à sa propre évolution.

À suivre :

  • Quand l'IA s'entraîne elle-même.

  • Le rythme s'accélère, et personne ne freine.

  • La prochaine usine xAI n'est pas sur Terre.

Quand l'IA s'entraîne elle-même

En février, OpenAI a lancé GPT-5.3-Codex.

Lisez bien cette phrase. L'IA a contribué à se construire elle-même.
On n'est plus dans la science-fiction. On est dans le communiqué de presse.

Et Jimmy Ba, cofondateur de xAI, l'a dit clairement en quittant l'entreprise : "Les boucles d'auto-amélioration récursive seront probablement actives d'ici 12 mois."

Concrètement, ça veut dire quoi ?

Que les modèles d'IA vont bientôt pouvoir améliorer leur propre code, optimiser leur propre entraînement, et itérer sans intervention humaine.

C'est exactement ce que les chercheurs appellent le "recursive self-improvement" — un concept qui, jusqu'à récemment, appartenait aux discussions théoriques sur l'AGI.

Sauf qu'on n'en discute plus. On le déploie.
Les grands labos automatisent déjà une fraction significative de leur propre R&D.

Le rythme s'accélère, et personne ne freine

GPT-5.2 est sorti en décembre 2025. GPT-5.3-Codex en février 2026.
Moins de deux mois entre deux itérations majeures.

Il y a un an, le cycle était de six mois minimum. Parfois un an.

Et ce n'est pas qu'OpenAI. Anthropic a sorti Opus 4.6 la même semaine que Codex. Zhipu AI a lancé GLM-5. ByteDance a lâché Seedance 2.0.

Tout le monde accélère en même temps.

Sauf que pendant que les labos sortent des modèles de plus en plus puissants, les gens chargés de la sécurité s'en vont.

Le chef de la sécurité d'Anthropic part écrire de la poésie.
Six cofondateurs quittent xAI.

Des chercheurs d'OpenAI avaient déjà claqué la porte en 2024 en disant la même chose : "La culture de la sécurité a été reléguée au second plan derrière les produits."

C'est un pattern. Et il s'accélère aussi.

Dario Amodei, le CEO d'Anthropic lui-même, a déclaré à Davos que l'IA pourrait éliminer la moitié des emplois de bureau.

Son propre employé lui répond en démissionnant que "le monde est en péril."

On a rarement vu un tel décalage entre ce que disent les dirigeants et ce que font les gens censés nous protéger.

La prochaine usine xAI n'est pas sur Terre

Et pendant que tout ça se passe, Elon Musk a une autre idée.

Le 2 février, SpaceX a officiellement fusionné avec xAI. Valorisation combinée : 1 250 milliards de dollars. L'une des plus grosses entités privées de l'histoire.

Pourquoi cette fusion ? Parce que Musk estime que la Terre n'a pas assez d'électricité pour alimenter l'IA du futur.

Sa solution : envoyer les centres de données dans l'espace.

Le plan est déjà déposé auprès de la FCC : un million de satellites solaires en orbite, fonctionnant comme un supercalculateur distribué.

L'énergie solaire y est 8 fois plus efficace qu'au sol. Pas de nuit, pas de nuages, pas de voisins pour se plaindre de la facture d'électricité.

Musk promet la compétitivité "dans 30 mois."
Sauf que les experts parlent plutôt de 2035 au mieux.

Le refroidissement des puces dans le vide spatial reste un casse-tête physique. Starship n'a pas encore atteint l'orbite.

Et il faudrait des robots pour assurer la maintenance — des robots qui n'existent pas encore.

Google aussi est dans la course avec Project Suncatcher, un prototype de data center orbital prévu pour 2027.

Et Musk ne s'arrête pas là.

Lors d'un all-hands xAI, il a évoqué des usines sur la Lune qui fabriqueraient des satellites IA et les lanceraient dans l'espace profond via un canon électromagnétique.

Tout ça en vue de l'IPO SpaceX-xAI prévue cet été, potentiellement la plus grosse entrée en bourse de l'histoire.

Bref, on n'est pas en train de vivre une évolution technologique graduelle.
On est dans un emballement.

La question n'est plus "est-ce que ça va aller vite ?" mais "est-ce que quelqu'un tient le volant ?"

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