Temps de lecture : 2mn15

Hello,

L’IA s’attaque à nos réseaux électriques.
L’explosion de la consommation énergétique de l’IA soulève des questions brûlantes.

Pendant ce temps, Anthropic sort un agent qui peut interagir avec nos fichiers et Apple et Google se marient.

Théo & Nathanaël

Et si vous receviez une newsletter personnalisée ?

Pendant les fêtes, j’ai eu une idée.

“Et si on pouvait personnaliser chaque newsletter pour qu’elle s’adapte à son lecteur ?”

Je sais, ça paraît idiot.
Probablement impossible.

Mais depuis la semaine dernière, j’ai pu faire quelques tests.
Et ils se sont passés mieux que prévu.

Alors cette fois, je veux tester avec un peu plus d’entre vous.
Si vous voulez participer et recevoir une newsletter personnalisée (en plus de FreeA), remplissez ce formulaire : https://tally.so/r/0Q8kdN

Il est limité à 50 personnes !

PS : Le résultat est pour l’instant encore un peu brouillon.
C’est avec vos retours que je pourrais en faire quelque chose de mieux !

La consommation électrique des centres de données a bondi de +22 % en un an, atteignant 61,8 GW aux États-Unis, et pourrait doubler d’ici 2030.

L’essentiel :

  • Meta vient de sécuriser jusqu’à 6,6 GW d’électricité nucléaire d’ici 2035 via des accords avec Vistra et les start-ups TerraPower et Oklo.

  • Pendant ce temps, le gouvernement Trump veut obliger les centres de données d’IA à financer leur propre électricité, sans subventions ni privilèges fiscaux.

  • Microsoft a dégainé un plan “Community-First AI” où il paiera le prix fort de son énergie et renonce aux exemptions de taxes locales.

  • Le géant va même redémarrer la vieille centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie pour alimenter ses serveurs, en achetant son électricité sur 20 ans.

  • Un projet soutenu par un prêt fédéral d’$1 milliard.

C’est même la première fois en 20 ans que la demande d’électricité du pays repart à la hausse, en grande partie à cause de l’essor de l’IA.

Anthropic lance Claude Cowork, un collègue virtuel sur votre ordinateur.

L’essentiel :

  • L’agent peut accéder à vos fichiers locaux pour les lire, les modifier ou en créer de nouveaux, et même interagir avec le web via des connecteurs.

  • Plus besoin de coder : Cowork réalise des tâches comme organiser vos dossiers, sortir un tableau Excel de vos reçus ou rédiger un premier jet de rapport.

  • L’équipe d’Anthropic a conçu l’application Cowork en à peine 1 semaine et demie, en grande partie grâce à Claude Code lui-même.

  • La fonctionnalité est réservée aux abonnés Claude Max ($100 à $200 par mois) via l’app macOS, en attendant un déploiement plus large.

  • En plus, une nouvelle levée de $10 milliards serait en négociation, visant une valorisation de $350 milliards. Près du double d’il y a 4 mois.

De quoi rivaliser avec OpenAI et ses concurrents dans la course à l’IA générative.

Apple va utiliser les modèles Gemini de Google comme cerveau par défaut de son assistant vocal Siri et d’autres fonctions IA à venir.

L’essentiel :

  • La nouvelle a propulsé la valorisation d’Alphabet au-delà des $4 000 milliards.

  • L’an dernier, Apple avait intégré ChatGPT à Siri, mais l’accord avec Google pourrait bien reléguer OpenAI au second plan.

L’hégémonie d’OpenAI est de plus en plus menacée par les géants de la tech.

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Focus : Vers la panne de courant ?

Les modèles d’IA consomment des quantités d’énergie colossales, au point d’impacter nos réseaux électriques et nos politiques énergétiques.

D’où vient cette faim d’électricité ?
Comment l’alimenter de manière durable ?

À suivre :

  • Une soif d’énergie sans précédent.

  • L’IA sur toutes les prises.

  • Bouc émissaire ou catalyseur politique ?

Une soif d’énergie sans précédent

Derrière la prouesse des IA conversationnelles se cache une réalité tangible.

Des milliers de serveurs dans des centres de données géants, qui consomment une énergie phénoménale.

En 2025, la puissance électrique fournie aux centres de données américains a grimpé à 61,8 gigawatts, une hausse de 22 % sur un an, et pourrait atteindre 134 GW d’ici 2030.

Soit 41 ans de consommation parisienne (hors transports).
Donc en à peine cinq ans, la consommation des centres de données pourrait doubler.

C’est la première fois depuis deux décennies que la demande d’électricité aux États-Unis repart à la hausse, notamment sous l’effet de l’IA.

Pourquoi une telle frénésie ?
D’une part, l’entraînement des modèles d’IA.

D’autre part, chaque question posée à ChatGPT ou chaque requête vocale à Siri mobilise ses serveurs.

Et à mesure que l’IA se glisse partout, du moteur de recherche aux applications professionnelles, le nombre de requêtes explose et la facture d’électricité avec.

L’IA sur toutes les prises

Si les géants du numérique se targuent depuis des années d’acheter 100 % d’énergies renouvelables pour compenser leur empreinte, la réalité est plus nuancée.

La plupart des centres de données dépendent encore de centrales à gaz pour garantir une alimentation continue, surtout aux heures où le solaire et l’éolien ne produisent pas.

En 2024, le principal fournisseur électrique de la “Data Center Alley” en Virginie tirait près de 44 % de son électricité du gaz naturel.

Le renouvelable couvre une part croissante, mais son développement se heurte à des obstacles (raccordement au réseau, stockage) qui prennent du temps.

Résultat : la Big Tech adopte une stratégie holistique.

En 2025, on a vu un regain d’investissements dans les fermes solaires et parcs éoliens, mais aussi dans des projets de centrales au gaz et même du nucléaire.

Le mot d’ordre est pragmatique : sécuriser rapidement de grandes quantités d’électricité, idéalement décarbonée, mais fiable avant tout.

Parmi les solutions d’avenir pour nourrir les IA, le nucléaire fait un retour remarqué.

Meta vient d’annoncer des accords sur 20 ans pour s’approvisionner en électricité auprès de trois centrales nucléaires gérées par Vistra dans l’Ohio et en Pennsylvanie.

En plus, il soutiennent la construction de petits réacteurs modulaires (SMR) avec TerraPower et Oklo.

Objectif : obtenir jusqu’à 6,6 GW de puissance nucléaire d’ici 2035, l’équivalent de six grosses centrales, afin d’alimenter ses futurs centres de données.

Meta aidera au financement de deux réacteurs TerraPower (690 MW prévus en 2032) et de plusieurs mini-réacteurs Oklo (1,2 GW visés dans l’Ohio dès 2030).

Même Microsoft n’est pas en reste.

Le géant a signé avec Constellation pour redémarrer un réacteur nucléaire mythique : Three Mile Island en Pennsylvanie, site de la célèbre panne de 1979.

Fermée depuis 2019, la centrale va connaître une seconde vie pour alimenter les serveurs Azure et ChatGPT.

Microsoft s’est engagé à y acheter de l’électricité pendant 20 ans.

Le gouvernement fédéral appuie même le projet via un prêt de $1 milliard pour accélérer la remise en service.

Signe que Washington voit d’un bon œil ces kilowatts nucléaires au service de l’IA.

Parallèlement, Microsoft investit, comme Google, Amazon et d’autres, dans la R&D sur les SMR et la fusion nucléaire pour les décennies à venir.

L’ère de la technologique nucléaire ne fait que commencer.

Bouc émissaire ou catalyseur politique ?

L’explosion des besoins énergétiques de l’IA commence aussi à faire réagir les pouvoirs publics.

Aux États-Unis, Trump a dénoncé le risque que “les Américains passent à la caisse pour la facture d’électricité des centres de données”.

Son administration a mis la pression sur les entreprises pour qu’elles prennent en charge leurs coûts.

Microsoft a été le premier à obtempérer en annonçant un plan en cinq points visant à payer 100 % de son électricité au prix du marché.

Le tout, sans aides ni réductions fiscales locales.

Cette posture s’accompagne d’une relance nucléaire et d’une volonté de ne pas brider l’essor de l’IA tout en protégeant économiquement les citoyens.

Objectif ?

Garantir que l’Amérique reste première puissance mondiale face à la Chine et au reste du monde.

Et autour du globe, les débats s’enflamment.

Bruxelles prépare pour début 2026 un Data Centre Energy Efficiency Package, un ensemble de mesures pour rendre les centres de données carboneutres d’ici 2030.

Au menu : normes d’efficacité, obligation d’utiliser les énergies renouvelables additionnelles, récupération de chaleur, etc.

Dans plusieurs pays européens, des projets de méga-centres de données se heurtent à des résistances locales ou juridiques pour des raisons énergétiques.

66 % des Européens seraient favorables même à un moratoire : « pas de nouveaux centres de données sans nouvelles sources d’énergie verte en face ».

La France, de son côté, a commencé à intégrer la consommation énergétique des modèles d’IA dans son futur règlement IA Act.

Mais l’innovation pourrait aussi être source de solutions.
L’IA est même déjà utilisée pour optimiser notre production d’énergie.

Bref, la prochaine étape se jouera autant dans les centres de données que dans les centrales électriques.

Est-ce que la consommation énergétique de l’IA vous semble être un problème prioritaire à résoudre ?

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