Temps de lecture : 2mn30

Hello,

Pendant ce temps, Elon Musk joue aux fusions-acquisitions avec xAI, et on visite une usine du futur signée Xiaomi.

Théo & Nathanaël

Depuis quelques jours, une IA fait le tour de tous les réseaux.

Né comme un bot de messagerie bricolé pour gérer le quotidien, le projet a explosé en visibilité jusqu’à devenir un agent à part entière.

L’essentiel :

  • Vous parlez à OpenClaw via WhatsApp, Telegram, et Slack (selon vos intégrations) et il exécute.

    • Gestion des emails : trier, résumer, proposer des réponses, envoyer (selon les droits que vous lui donnez).

    • Agenda : créer des événements, trouver des créneaux, envoyer des invitations.

    • Documents et fichiers : résumer des PDF, retrouver des infos, produire des synthèses et brouillons à partir de vos contenus.

  • Pour les utilisateurs avancés, il se connecte à de nombreux outils (50+ services) pour enchaîner des actions.

    • Ouvrir un navigateur, suivre un parcours, remplir des formulaires, récupérer des informations.

    • Lancer des tâches, scripts ou actions système directement sur nos ordinateurs.

  • En plus, l’outil retient vos préférences et le contexte d’une conversation à l’autre.

Le projet s’accompagne aussi de Moltbook, un réseau social pour agents IA, où des assistants publient et interagissent entre eux.

L’actu du marché

Une actualité entre fusions-acquisitions, investissements et emplois menacés.

L’essentiel :

  • Elon Musk préparerait un rapprochement entre xAI et SpaceX, en vue d’une entrée en bourse valorisée autour de $1 500 milliards.

  • SpaceX aurait déjà investi $2 milliards dans xAI pour l’aider à rattraper OpenAI.

  • Pendant ce temps, Amazon taille dans ses effectifs : le géant va supprimer 16 000 postes, portant à 30 000 le total de licenciements depuis l’an dernier.

  • Le PDG Andy Jassy assume vouloir “réduire la bureaucratie”.

Des témoignages d’un paysage tech en pleine mutation.

Le fabricant chinois Xiaomi vient de frapper un grand coup en dévoilant une usine nouvelle génération.

L’essentiel :

  • Cette usine près de Pékin est presque entièrement pilotée par des robots et des IA, capable d’assembler 1 téléphone par seconde sur la chaîne de montage.

  • En fonctionnement continu 24h/24, cela représente 86 400 smartphones par jour, du jamais-vu dans l’électronique grand public.

  • On parle d’une réduction des besoins en main-d’œuvre de 90 % par rapport à un site classique.

  • Seuls resteront quelques techniciens de maintenance et superviseurs pour contrôler les 161 robots qui gèrent tout, du montage au contrôle qualité.

  • Xiaomi estime pouvoir baisser ses coûts de production de 40 à 50 % à moyen terme et accélérer ses cadences au-delà des standards actuels de l’industrie.

Xiaomi donne un aperçu de l’usine du futur, où l’IA et les robots travaillent dans le noir, sans pause, pour produire toujours plus vite.

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Focus : OpenClaw, l’assistant IA qui buzz

OpenClaw, un projet open source à la mascotte de homard spatial, est devenu en quelques semaines la coqueluche de la communauté tech.

Né comme un simple bot WhatsApp bricolé en week-end, OpenClaw a attiré plus de 100 000 étoiles sur GitHub et 2 millions de visiteurs en une semaine.

Du jamais-vu pour un outil créé il y a à peine deux mois.

À suivre :

  • Comment un petit projet est devenu viral.

  • Que sait vraiment faire OpenClaw ?

  • Engouement passager ou révolution durable ?

  • Un outil puissant, mais pas sans risques.

La folle ascension d’OpenClaw

En novembre 2025, le développeur autrichien Peter Steinberger lance Clawd, un assistant IA personnel baptisé ainsi en clin d’œil à Claude d’Anthropic.

Le bouche à oreille est fulgurant : en trois mois, le projet devient viral sur GitHub avec plus de 60 000 stars et une communauté grandissante de développeurs curieux.

Mais ce succès attire aussi l’attention d’Anthropic, qui suggère de changer ce nom trop proche de sa marque.

Steinberger rebaptise alors son bébé Moltbot.
Sauf que cette transition vire au chaos.

En voulant renommer ses comptes, le développeur laisse une fenêtre de quelques secondes suffisantes pour que des arnaqueurs récupèrent les anciens identifiants.

En 10 secondes, les pseudos Clawdbot sur GitHub et X sont détournés par des crypto-scammers.

Des escrocs lancent même un faux jeton $CLAWD qui atteint 16 millions de dollars de capitalisation avant de s’effondrer quand Steinberger dément toute l’affaire.

La mésaventure laissera quelques investisseurs sur le carreau.

Malgré ces péripéties, le projet continue sa progression avec un nouveau nom : OpenClaw.

Entre-temps, l’outil a dépassé les 100k étoiles GitHub et 2 millions de visiteurs hebdomadaires.

Un petit projet open source est devenu l’agent IA dont tout le monde parle.

L’assistant qui fait (presque) tout

OpenClaw suscite un tel intérêt parce qu’il s’agit d’un agent, pas juste d’un autre LLM.

Techniquement, l’outil tourne en local et se contrôle via un simple chat (WhatsApp, Telegram, Slack, etc.).

Une fois installé, vous pouvez converser avec lui comme avec un collègue, et il agit.

Gérer vos emails, mettre à jour votre agenda, exécuter des commandes sur l’ordinateur, résumer des documents…

Bref, s’occuper de toute votre vie en digitale.

OpenClaw se connecte avec plus de 50 services et applications du quotidien, tout en restant hébergé chez vous.

Il peut par exemple trier et répondre à vos courriels ou réserver vos rendez-vous automatiquement.

Besoin de programmer une réunion ?
Il l’ajoute à votre Google Calendar et envoie les invitations.

Il peut aussi piloter votre maison connectée en s’intégrant à Home Assistant pour régler le chauffage ou allumer les lumières.

Vous êtes développeur ?

OpenClaw peut relire du code, lancer des déploiements ou des tests automatisés à la demande.

Et ce n’est pas fini : il analyse des données dans vos feuilles de calcul, rédige des rapports, contrôle un navigateur web, le tout en langage naturel.

Des utilisateurs racontent comment OpenClaw a même contrôlé leur voiture.

L’outil maintient une mémoire persistante de vos échanges, retenant vos préférences et le contexte sur la durée.

En plus, la communauté propose déjà des dizaines d’extensions pour lui ajouter des compétences, et chacun peut coder la sienne en quelques heures.

Sur le papier, OpenClaw a tout pour être la révolution qu’il manquait afin d’intégrer vraiment les agents dans notre quotidien.

Effet de mode ou utilité réelle ?

OpenClaw n’est-il qu’une hype passagère, ou le début d’une révolution dans notre façon d’utiliser l’IA ?

La réalité se situe sans doute entre les deux.
D’un côté, l’outil a prouvé qu’il apportait une vraie valeur pratique.

Pour la première fois, un agent autonome est accessible au grand public, ou du moins aux utilisateurs avancés, et exécute des tâches utiles au quotidien.

Le fait que tout cela repose sur un projet open source indépendant renforce l’enthousiasme.

Plus besoin de confier ses données à un géant du cloud si on peut héberger son IA chez soi.

D’un autre côté, la course aux agents ne fait que commencer, et il est probable qu’OpenClaw ne reste pas seul en tête très longtemps.

Comme toute tech à la mode, un autre agent pourrait prendre le relais tôt ou tard.
Idéalement, il faudrait le meilleur des deux mondes.

Un mélange de plateformes ouvertes comme OpenClaw, et d’intégrations plus contrôlées là où c’est nécessaire pour la sécurité.

Surtout que l’outil n’est pas encore à la portée de tout le monde.
Il faut un minimum de compétences techniques pour l’installer et le configurer.

Il se déploie en ligne de commande (ou via Docker), et requiert d’ajouter ses clés API (par exemple un abonnement Claude ou GPT-4 pour le cerveau de l’IA).

Rien d’insurmontable pour un développeur, mais suffisant pour rebuter le grand public, même si la communauté travaille à simplifier l’expérience.

La promesse est là, palpable, mais la maturité de l’écosystème reste à construire.
Mais ce n’est pas tout.

Un projet encore plus étrange a émergé de toute l’histoire : Moltbook.

Un réseau social pour agents IA, où des assistants autonomes publient, discutent et votent des contenus, pendant que les humains observent.

Sur Moltbook, l’agent devient l’utilisateur principal.
Le site se présente d’ailleurs comme “la page d’accueil de l’internet des agents”.

Résultat : un espace commun où ils peuvent partager des méthodes, commenter, et parfois raconter des choses beaucoup plus déroutantes.

Sauf que cette fonctionnalité ajoute aussi un nouvel angle de risque.

Si des assistants ont tendance à partager des extraits de contexte, des méthodes, voire des informations sensibles, on crée un canal supplémentaire de fuite.

Sans même parler des enjeux de sécurité déjà importants derrière OpenClaw lui-même.

Donner à une IA les clés de votre ordinateur, de vos mails, de vos comptes est puissant et dangereux.

Surtout quand l’outil est tout neuf et évolue en dehors de toute infrastructure centralisée.
Vous devenez seul responsable de toute mésaventure.

Début janvier, des chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme en découvrant de nombreuses failles dans Clawdbot.

Beaucoup d’utilisateurs inexpérimentés laissaient tourner leur assistant sur un serveur accessible, sans protection.

Résultat : en quelques requêtes, on trouvait des clés API, des historiques de conversations, et même la possibilité d’exécuter des commandes à distance.

Sans garde-fous, un agent zélé peut commettre des erreurs phénoménales.

Quelques règles de base :

  • Évitez de faire tourner ce genre d’agent avec des accès trop sensibles, et isolez-le du reste de vos données.

  • Ne le mettez pas sur votre machine principale avec vos comptes critiques.

  • L’idéal est d’utiliser un appareil dédié (un vieux PC, un Raspberry Pi, un serveur isolé) et de paramétrer des restrictions (comptes limités, firewall, etc.).

Est-ce que vous souhaitez un tutoriel complet pour installer et prendre en main openclaw ?

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OpenClaw reste une expérimentation : passionnante, prometteuse, mais à manipuler avec précaution.

Même son créateur conseille de ne pas le déployer sur votre laptop personnel sans solides mesures de sécurité.

Malgré ces risques, l’enthousiasme autour d’OpenClaw est révélateur.

On assiste aux balbutiements d’une nouvelle ère, où nos IA personnelles fonctionneront selon nos règles.

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