Temps de lecture : 2mn45

Hello,

En Focus, on vous explique pourquoi Lyria 3 bouleverse le milieu.

Ah, et j’écris mon premier livre.

Théo & Nathanaël

Oui, on a encore 24 heures de retard. Ce bug de programmation n’est pas encore réglé, il devrait l’être d’ici jeudi !

J’écris mon premier livre

Et vous pouvez y participer.

Pour l’occasion, je suis même parti m’isoler dans ma ville préférée, Biarritz !

Cette semaine, j’écris mon premier livre.
Le contrat avec l’éditeur a été signé, il sortira en septembre 2026.

Et il touche un sujet important pour moi.
En fait, probablement le plus important.

Comment repenser l’éducation à l’ère de l’IA ?

Mais pour écrire ce livre, j’ai besoin de vous.

Je compte me servir de beaucoup de témoignages pour appuyer mes propos.
Bien sur, j’en ai déjà récolté un certain nombre et je peux en trouver une quasi-infinité en ligne, mais symboliquement, je préfère utiliser les votres.

Alors, pour contribuer à ce livre et partager votre témoignage / vision sur comment repenser l’éducation à l’ère de l’IA, vous pouvez remplir ce court formulaire (<5m) : https://tally.so/r/Pd6KBP

Merci à tous ceux qui le feront !

Théo

Vous pouvez maintenant composer une chanson depuis l'app Gemini.

Avec voix, paroles et production.
En 30 secondes.

L'essentiel :

  • Google a lancé Lyria 3 dans l'app Gemini le 18 février. Un simple prompt texte ("un slow R&B comique sur une chaussette qui trouve sa moitié") génère un morceau complet avec voix et paroles.

  • Le modèle fonctionne aussi à partir d'une photo ou d'une vidéo : Gemini compose une bande-son assortie.

  • Disponible en 8 langues dont le français. Réservé aux +18 ans.

  • Chaque morceau généré porte un watermark SynthID, invisible à l'oreille, pour identifier le contenu IA.

  • Lyria 3 arrive aussi sur YouTube Shorts via Dream Track, le générateur de bandes-son pour créateurs.

Google ne propose pas un jouet. L'app Gemini compte 750 millions d'utilisateurs mensuels actifs. C'est de la musique IA à l'échelle de YouTube.

La gratuité de ChatGPT a un prix. On sait maintenant lequel.

L'essentiel :

  • OpenAI a commencé à afficher des publicités dans ChatGPT le 9 février, pour les utilisateurs Free et Go (8$/mois) aux États-Unis.

  • Les pubs apparaissent en bas des réponses, clairement identifiées comme "sponsorisées", séparées du contenu.

  • Les premiers annonceurs repérés : Best Buy, Expedia, Qualcomm, Enterprise Mobility. Les agences Omnicom, WPP et Dentsu ont engagé plus de 30 marques dans le pilote (Adobe, Ford, Mazda, Audible, Audemars Piguet).

  • Ticket d'entrée minimum : $200 000. CPM estimé à 60 dollars.

  • Pas de pub pour les abonnés Pro, Business et Enterprise. Pas de pub près des sujets sensibles (santé, politique). Pas de pub pour les mineurs.

  • Les annonceurs n'ont accès ni à vos conversations, ni à votre historique, ni à vos données personnelles.

WPP estime qu'OpenAI pourrait générer entre $500 et $800 millions de revenus publicitaires la première année.

Une photo, et l'IA identifie le lieu en quelques secondes.

L'essentiel :

  • Le bureau du shérif de Miami-Dade et le LAPD ont acheté des licences GeoSpy, un outil développé par la start-up bostonienne Graylark Technologies.

  • GeoSpy analyse les éléments visuels d'une image (architecture, végétation, textures, signalétique) pour déterminer où elle a été prise.

  • Facture pour Miami-Dade : $85 500 (2 licences annuelles + 150 000 recherches + un modèle personnalisé pour le comté).

  • Le LAPD l'utilise dans sa brigade Vols et Homicides. Miami-Dade l'a acquis pour les enquêtes sur les contenus pédocriminels (CSAM).

  • Avant d'être restreint aux policiers, GeoSpy était accessible au grand public pendant des mois. Des cas d'utilisation pour du harcèlement ont été signalés.

L'outil n'a encore mené à aucune arrestation.

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Focus : La musique pour tous

Jusqu'ici, la musique générée par IA restait l'affaire de startups comme Suno ou Udio.
Des outils puissants, mais des audiences de niche.

Google vient de changer l'échelle du jeu : Lyria 3 est intégré directement dans Gemini, l'application IA la plus téléchargée au monde.

À suivre :

  • Ce que Lyria 3 fait concrètement.

  • L'avantage massif de Google : la distribution.

  • L'impact sur les créateurs et l'industrie musicale.

Ce que Lyria 3 fait concrètement

Le principe est simple.
Vous ouvrez Gemini.

Vous tapez "un morceau jazz mélancolique sur un dimanche pluvieux à Paris".

30 secondes plus tard, vous avez une chanson.
Avec une voix. Des paroles. Une production complète.

Lyria 3, développé par Google DeepMind, est le troisième modèle de la série.

Par rapport à ses prédécesseurs, trois avancées :

  • La génération automatique de paroles.

  • Un rendu sonore plus réaliste et plus riche.

  • Un contrôle plus fin du style (tempo, voix, genre).

Le modèle accepte aussi des images et des vidéos comme prompt.

Vous envoyez une photo de coucher de soleil, Gemini compose la bande-son qui va avec. Même principe que la génération d'images à partir de texte, appliqué au son.

Huit langues sont supportées au lancement : anglais, allemand, espagnol, français, hindi, japonais, coréen et portugais.

Google précise que le modèle est "conçu pour l'expression originale, pas pour imiter des artistes existants".

Des filtres comparent les sorties avec du contenu existant pour éviter les copies.

Chaque morceau est marqué d'un watermark SynthID, la technologie de DeepMind pour identifier les contenus générés par IA.

Le marquage est imperceptible à l'oreille humaine mais détectable par des outils d'analyse.

Pour l'instant, la limite est de 30 secondes par génération.

C'est court, mais suffisant pour un jingle, un habillage vidéo, une idée de morceau.
Et Google n'en restera probablement pas là.

L'avantage de Google

Suno et Udio ont prouvé que la musique IA était viable.
Mais leurs audiences restent modestes face à ce que Google déploie.

Gemini compte 750 millions d'utilisateurs mensuels actifs.
C'est plus que Spotify (675 millions).

Gemini est le deuxième chatbot IA au monde derrière ChatGPT (900 millions).

Et surtout, Gemini est pré-installé sur les téléphones Android, qui représentent 72% du marché mondial des smartphones.

La distribution ne s'arrête pas là.

Lyria 3 arrive aussi sur YouTube via Dream Track, le générateur de bandes-son pour YouTube Shorts.

YouTube, c'est 2,5 milliards d'utilisateurs mensuels.

Les créateurs Shorts pourront générer des musiques personnalisées pour leurs vidéos courtes, directement depuis la plateforme.

Quand Suno propose de la musique IA à quelques millions d'utilisateurs, Google la met dans les mains de milliards de personnes.

La différence n'est pas technique.
Elle est stratégique.

Google contrôle la chaîne complète : le modèle (DeepMind), le chatbot (Gemini), la plateforme vidéo (YouTube), le système mobile (Android).

Aucun concurrent n'a cette profondeur de distribution.

Pas même Apple, qui n'a pas encore de modèle de génération musicale dans Apple Intelligence.

L'impact l'industrie

L'industrie musicale commence déjà à négocier.
En 2024, les majors ont attaqué en justice.

Universal, Warner et Sony ont poursuivi Suno et Udio pour violation de copyright : les modèles auraient été entraînés sur de la musique protégée sans autorisation.

Fin 2025, le ton a changé. Warner a réglé son procès avec Suno et signé un accord de licence. Universal a fait de même avec Udio. De son côté, Sony continue le procès.

Google avance sur un terrain mieux préparé.

L'entreprise affirme que Lyria 3 a été entraîné sur de la musique pour laquelle Google disposent des droits, via leurs conditions de service et leurs accords avec les labels.

C'est un argument juridique. Pas une garantie.

Le watermark SynthID est une concession aux ayants droit : chaque morceau généré est traçable.

Les plateformes de streaming comme Spotify et Deezer pourront théoriquement détecter et taguer les morceaux IA.

Pour les créateurs indépendants, Lyria 3 est un outil.

Un beatmaker qui cherche une boucle, un vidéaste qui a besoin d'un habillage sonore, un podcaster qui veut un jingle.

30 secondes de musique gratuite et personnalisée, c'est un gain de temps réel.
Mais pour les musiciens professionnels, la question est plus complexe.

La musique de stock (bibliothèques libre de droits) représente un marché de 1,5 milliard de dollars.

Ce segment est le premier menacé.

Pourquoi payer 50 dollars pour une licence quand Gemini génère un morceau sur mesure gratuitement ?

La limite des 30 secondes protège temporairement les artistes.
Mais les modèles progressent vite.

Suno génère déjà des morceaux de 4 minutes. La question n'est plus "est-ce que l'IA va générer de la musique". C'est "qui va la distribuer, et à quelles conditions".

Google vient de répondre à la première partie de l’équation.

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