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Hello,
La compétition s’intensifie entre ChatGPT et Claude.
Conséquence indirecte : les développeurs sont de moins en moins nécessaires.
Pendant ce temps, les IA embauchent des humains et des séries sont générées à 100 % avec l’IA.
Théo & Nathanaël


GPT-5.3 vs Claude 4.6
OpenAI et Anthropic ont sorti quasiment en même temps de nouvelles versions de leurs modèles phares.
Côté OpenAI, GPT-5.3 Codex promet d’être l’allié ultime des développeurs.
En face, Claude Opus 4.6 d’Anthropic mise sur le raisonnement et le contexte étendu.
L’essentiel :
GPT-5.3-Codex est 25 % plus rapide que son prédécesseur et bat tous les records sur les tests de référence (SWE-Bench Pro et Terminal-Bench 2.0).
Fait inédit : il est le premier modèle à avoir participé à sa propre création. L'équipe d'OpenAI a utilisé des versions préliminaires pour déboguer l'entraînement du modèle, gérer son déploiement et diagnostiquer ses propres résultats de tests.
C'est aussi le premier modèle classé « capacité élevée » en cybersécurité par OpenAI.
Claude Opus 4.6 est un modèle de pointe en codage autonome, utilisation d'outils, recherche et finance. Claude Opus 4.6 a été intégré le même jour dans Xcode 26.3 d'Apple.
Claude 4.6 peut mobiliser des « équipes » d’agents assistants (tests, recherche web…)
Il supporte jusqu’à 1 million de tokens de contexte dans une expérimentation, de quoi analyser des centaines de pages d’un coup.
Il excelle sur des tests de raisonnement approfondi et des tâches de sécurité (ex. : analyse de code malveillant).
La rivalité entre les deux entreprises n'a jamais été aussi intense.

Une nouvelle plateforme vient de voir le jour : Rent a Human.
Le concept ?
Des agents IA postent des missions et paient des humains en cryptomonnaie pour les réaliser dans le monde réel.
L’essentiel :
70 000 personnes se sont inscrites en quelques jours pour « se louer » à des IA.
Elles proposent d’effectuer des missions variées : tenir une pancarte publicitaire en ville, aller chercher un colis, voire déguster un plat dans un restaurant.
En face, très peu d’IA employeuses sont actives pour le moment.
La plupart des annonces semblent provenir d’expériences ou de startups tech cherchant le buzz.
Rent a Human illustre un futur étrange où les rôles se brouillent entre IA et travailleurs humains.

Imaginez un Netflix où chaque épisode est entièrement généré par IA.
C'est exactement la promesse des plateformes de mini-séries IA, un marché en pleine explosion.
L’essentiel :
Le marché a quadruplé en un an : de $178 millions au premier trimestre 2024 à près de $700 millions au premier trimestre 2025.
Deloitte prédit un chiffre de $7,8 milliards pour 2026.
Des plateformes comme ReelShort, DramaBox ou MyMuse produisent des séries de 60 secondes par épisode, avec des coûts divisés par 10 grâce à l'IA.
Le studio ukrainien Holywater, avec son application MyMuse dédiée au contenu généré par IA, vise 100 séries par mois en 2026 et 1 milliard de dollars de CA.
Le modèle économique repose sur des micro-paiements : les premiers épisodes sont gratuits, puis les utilisateurs paient pour débloquer la suite.
On assiste à la naissance d'un nouveau Hollywood, où un créateur seul avec une bonne idée et une IA peut rivaliser avec un studio entier.


Focus : La fin des développeurs ?
Il y a encore deux ans, lancer un projet numérique exigeait au minimum un développeur, quelques mois de travail et un budget conséquent.
Aujourd'hui, une idée, une connexion internet et une IA suffisent.
À suivre :
Le panorama des outils qui changent la donne.
Des projets à succès créés par des non-techniciens.
Ce que ça change pour le marché du travail.
Un métier en voie de transformation profonde.

L'arsenal du développeur en 2026
Deux annonces ont fait trembler le monde du développement en l'espace de quelques minutes.
Le 5 février, Anthropic a lancé Claude Opus 4.6, son modèle le plus puissant à ce jour.
30 minutes plus tard, OpenAI a riposté avec GPT-5.3-Codex, présenté comme le premier modèle ayant participé à sa propre création.
Il a débogué son propre entraînement et géré son propre déploiement.
GPT-5.3-Codex établit de nouveaux records sur tous les tests de référence en ingénierie logicielle et se montre 25 % plus rapide que son prédécesseur.
Ces modèles ne se contentent plus de suggérer du code.
Ils conçoivent, testent, corrigent et déploient des applications complètes de manière autonome.
Le même jour, Apple a frappé fort en intégrant nativement Claude et Codex d'OpenAI dans Xcode 26.3, son environnement de développement.
Il est utilisé par plus de 40 millions de créateurs d'applications.
Concrètement, un développeur peut désormais demander à Claude de construire une fonctionnalité entière.
L'agent analyse la structure du projet, écrit le code, lance la compilation, capture des aperçus visuels de l'interface et corrige lui-même ses erreurs.
Le tout sans intervention humaine.
Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg.
Une révolution accessible à tous
Des plateformes ont démocratisé la création d'applications au point que n'importe qui peut développer un produit fonctionnel en quelques heures.
Lovable, une startup suédoise, est le symbole de cette transformation.
Lancée fin 2024, elle a atteint 100 millions de dollars de revenus annuels en à peine huit mois, le record de l'histoire de la technologie européenne.
Plus de 25 millions de projets ont été créés sur sa plateforme en un an.
Le principe ?
Vous décrivez votre application en langage courant, et l'IA génère le code complet (interface, base de données, authentification) en quelques minutes.
Aujourd'hui valorisée à 6,6 milliards de dollars, Lovable prouve qu'il existe un appétit colossal pour la création logicielle sans compétences techniques.
De son côté, Bolt est passé de la quasi-faillite à 40 millions de dollars de revenus annuels en cinq mois après avoir pivoté vers le codage assisté par IA.
La plateforme compte aujourd'hui 5 millions d'utilisateurs inscrits.
La valorisation combinée des start-ups du secteur (Lovable, Bolt, Cursor, Replit, Vercel) a bondi de 350 % en un an, passant de 7 à 36 milliards de dollars en 2025.
Et ces entreprises génèrent collectivement environ 800 millions de dollars de revenus récurrents alors qu'elles ont en moyenne moins de trois ans d'existence.
De notre côté, on aime beaucoup Replit. J’en ai récemment parlé dans un post, je m’en suis servi pour développer une application sur mesure pour ma petite sœur en seulement 2 heures.
Vous pouvez tester directement ici : https://replit.com/
(Cet article n’est pas sponsorisé, mais Replit est un de nos partenaires réguliers)
Des idées qui deviennent des entreprises
Le plus impressionnant, ce sont les histoires de créateurs qui n'avaient aucune formation technique et qui ont bâti de vraies entreprises grâce à ces outils.
Alexander Liteplo, l'ingénieur crypto derrière Rent a Human, a construit sa plateforme entière en un week-end grâce à ce qu'il appelle une « boucle Ralph ».
Une technique où des agents IA codent en boucle jusqu'à terminer la tâche.
En quelques jours, il avait un produit fonctionnel avec plus de 70 000 inscrits.
Sabrine Matos est consultante en marketing au Brésil.
Zéro formation technique.
Elle a construit Plinq, une application de sécurité pour les femmes, sur Lovable en 45 jours.
L'application permet de vérifier le casier judiciaire d'un rendez-vous, d'attribuer un score de risque et d'envoyer sa localisation en cas de danger.
Résultat : plus de 10 000 utilisatrices et 456 000 dollars de revenus annuels.
Et elle n’est pas la seule.
En février 2025, Pieter Levels n'avait jamais créé un seul jeu vidéo.
Puis, il a demandé à Cursor : « fais un jeu de vol en 3D dans un navigateur avec des gratte-ciels ».
Trois heures plus tard, son simulateur de vol était en ligne.
Dix-sept jours après, il atteignait 1 million de dollars de revenus annuels, avec 320 000 joueurs.
Et ce ne sont pas des exceptions.
Partout, des profils non techniques — designers, marketeurs, consultants, étudiants — lancent des projets qui auraient nécessité une équipe entière il y a encore un an.
Le codage assisté par IA est en train de devenir ce que le traitement de texte a été pour la rédaction : un outil universel qui libère la créativité.
Alors est-ce que c’est la fin des développeurs ?
Pas tout à fait.
Mais la fin des développeurs tels qu'on les connaît, probablement.
Les outils actuels excellent pour créer des prototypes, des applications simples et des produits minimum viables.
Mais dès que les projets se complexifient — une architecture à grande échelle, de la sécurité, une optimisation des performances —, l'expertise humaine reste indispensable.
En revanche, la barrière à l’entrée n’existe plus.
L'idée prime désormais sur le savoir technique.
Et les développeurs de demain seront ceux qui pilotent le mieux les agents qui codent à leur place.
Est-ce que vous voyez encore un intérêt à apprendre le code ?

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