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Hello,

OpenAI met la santé dans ChatGPT, Stanford apprend à une IA à “lire” votre sommeil, et Google transforme Gmail en assistant proactif.

En plus, la firme a dépassé Apple en termes de capitalisation.
On se rapproche doucement d’un monde où l’IA pourrait être notre médecin.

Théo & Nathanaël

J’ai une idée sympa que j’aimerai tester, et j’ai besoin d’une dizaine de personnes.
J’aurais besoin de 5 minutes par jour de votre temps pendant environ une semaine.

Si ça vous intéresse de découvrir cette idée et de m’aider, j’ai ouvert une dizaine de créneaux pour en parler demain. Il vous suffit de cliquer ici

Théo

Mon docteur est une IA

On vient de franchir une étape : l’IA s’installe dans le parcours patient, avant même la salle d’attente.

L’essentiel :

  • OpenAI lance ChatGPT Health, un espace dédié où vous pouvez regrouper dossiers médicaux et applications de bien-être (comme Apple Health) pour obtenir des réponses plus pertinentes, ancrées dans vos données.

  • OpenAI insiste : pas de diagnostic ni de traitement.
    Les conversations Health ne servent pas à entraîner les modèles.

  • Côté recherche, Stanford dévoile un modèle entraîné sur 585 000 heures d’analyses du sommeil de 65 000 personnes.

  • Il peut aider à prédire des risques sur de nombreuses pathologies.

L’IA devient un capteur de signaux faibles qui pourrait remonter des alertes bien avant les symptômes.

Les commentaires de la semaine

“Pour une partie de la population, le travail donne un sens à la vie, évidemment pas pour tout le monde, mais une société de loisirs me paraît étrange, qu’apprendront les humains à l’école, à se servir des IA, et en cas d’énorme catastrophe naturelle ou pas, que feront des générations qui n’auront plus aucune compétences de base, si les IA ne sont pas disponibles pour un temps long ou pour toujours. Si tout le savoir de l'humanité est stocké dans des serveurs qui ne sont plus disponibles, que ferons nous ?”

“La plupart des gens que tu cites dans l'article sont des anarcho-capitalistes dont le rêve est de supprimer les Etats. L'IA et la robotisation sont la promesse d'un futur dystopique où les notions de liberté individuelle et collective auront disparus, remplacés par une illusion de liberté dans un consumérisme infini et dans une croissance prétendument exponentielle. De surcroît, je ne crois pas la disparition du travail mais plutôt à la transformation de la grande majorité de l'humanité en esclave, ce qui sera simplement le prolongement de ce qui existe déjà dans des pays dit "sous-développés" où la main d'oeuvre bon marché (très cheap) est abondante et corveable à merci. Les musk et consort sont des misanthropes et leur avenir rêvé est un cauchemar pour nous tous.”

Google fait entrer Gmail dans l’ère Gemini, et 3 milliards d’utilisateurs sont concernés.
L’objectif affiché est de gérer non seulement les emails, mais le flux d’infos et de tâches.

L’essentiel :

  • Nouveauté clé : AI Overviews. Gmail résume une conversation longue dans l’email, et peut aussi répondre à des questions en langage naturel.

  • Les résumés de conversations arrivent sans surcoût, mais l’option “poser des questions à votre boîte mail” est réservée aux abonnés Google AI Pro/Ultra.

  • Help Me Write et les nouvelles réponses suggérées deviennent plus puissantes en prenant en compte le style et le contexte.
    Les versions Pro/Ultra poussent la correction plus loin.

  • Prochaine étape : AI Inbox, qui trie l’important, remonte les urgences et vous affiche un mini briefing (déploiement en phase de test).

Nos boîtes mails seront bientôt des secrétaires IA.

Toutes les actus du marché

Les géants de l’IA accélèrent, en poursuivant levées de fonds et investissements colossaux.

L’essentiel :

  • Alphabet a dépassé Apple en valorisation et devient n°2 mondial, derrière Nvidia. L’IA devient un des leviers de capitalisation les plus importants.

  • xAI a levé 20 milliards de dollars pour accélérer sur ses infrastructures et ses modèles Grok.

  • Razer, vendeur de matériel gaming, annonce $600 millions d’investissement dans l’IA et prévoit de recruter 150 scientifiques.

En 2026, le nerf de la guerre se divise en 3 : le capital, le calcul et les talents.

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Focus : toujours plus d’IA dans la santé

Hier, j’ai eu un réflexe que je n’aurais jamais imaginé il y a trois ans.
Avant même de chercher un rendez-vous avec mon médecin, j’ai ouvert ChatGPT.

Ce réflexe s’est tellement installé chez les utilisateurs que l’entreprise sort un produit spécial pour la santé.

Sauf que ça va encore plus loin.
Parce qu’en plus, la recherche avance plus vite que jamais grâce à l’IA.

À suivre :

  • ChatGPT Health.

  • Quand l’IA diagnostique.

  • La nouvelle médecine.

ChatGPT Health

OpenAI explique que plus de 230 millions de personnes posent des questions santé à ChatGPT chaque semaine.

Mais plutôt que de faire comme si ça n’existait pas, ils officialisent la pratique avec ChatGPT Health.

Un espace dédié qui regroupe conversations, documents et données de santé, avec des protections supplémentaires.

L’entreprise insiste : ça ne remplace pas un médecin.
En revanche, ce lancement montre que l’IA en santé prend deux directions simultanées.

D’abord, l’IA devient la 1ère étape du parcours patient.
Votre outil favori permet de clarifier vos symptômes et de préparer vos rendez-vous.

ChatGPT Health pousse cette logique plus loin en permettant de connecter des sources comme des dossiers médicaux et certaines applis (par exemple Apple Health).

Objectif ?
Ancrer la discussion dans vos données, pour des analyses plus poussées.

C’est exactement ce qui manquait aux modèles de langage.
Parce que sans contexte personnel, ils restent généraux.

Avec vos résultats, votre historique et vos habitudes, l’outil peut devenir plus utile à condition que l’utilisateur garde la bonne posture.

L’IA joue encore le rôle de super assistant.
Non seulement pour les patients, mais aussi pour les chercheurs.

Quand l’IA diagnostique

Les chercheurs de StanFord ont entraîné SleepFM.

Une IA spécialisée sur les données de sommeil, avec 585 000 heures d’enregistrements de polysomnographie provenant de 65 000 personnes.

La polysomnographie est un examen en profondeur : respiration, ondes cérébrales, oxygène, rythme cardiaque, mouvements…

Une nuit est transformée en milliers de courbes.

Jusqu’ici, elle était surtout interprétées pour diagnostiquer des troubles du sommeil.
Mais avec l’IA, on peut prédire des risques sur un large éventail de pathologies.

Ce type de modèle change la logique médicale.

Il ne dit pas seulement “voici ce que vous avez”, mais “voici ce que votre corps est en train de raconter, peut-être avant que ça se traduise par des symptômes sérieux”.

Et dans le monde réel, ça donne des cas d’usages très concrets.

La nouvelle médecine

Bientôt, vous ne consultez plus uniquement un médecin quand vous allez mal.

Le diagnostique commence bien avant.
Dans votre sommeil, votre activité, vos constantes, vos habitudes.

Un assistant comme ChatGPT Health sert de sas : il vous aide à comprendre vos résultats, à préparer une liste de questions, à ne pas oublier l’essentiel le jour J.

Et derrière, des modèles spécialisés (sommeil, cœur, imagerie) servent de radar, en triant les signaux faibles et en remontant des alertes aux professionnels.

Au-delà du sommeil, des modèles entraînés sur de gigantesques historiques promettent de calculer des trajectoires de risques sur des centaines de maladies.

Exemple : Delphi-2M, une IA capable d’anticiper plus de 1 000 maladies à partir de données médicales anonymisées.

Entraîné sur environ 2,3 millions de personnes, le modèle obtient des scores de performance autour de 0,76 sur certains tests.

Même chose côté cardiologie.

Des modèles sont désormais capables de repérer des patterns dans des ECG ambulatoires et d’anticiper des troubles graves jusqu’à deux semaines en amont.

Les niveaux de précision annoncés sont proches de 80 % sur certaines tâches.

Donc l’IA rend la santé plus accessible, en vous donnant une première couche d’analyse, à n’importe quelle heure, sans jugement, sans délai.

Mais l’IA rend aussi la santé plus prévisible.
Et ça, c’est une révolution culturelle.

Parce que notre système est construit autour d’un modèle réactif.
J’ai un symptôme, je consulte, on traite.

Sauf que si l’IA devient un moteur de prédiction, on glisse vers un modèle proactif.
Je surveille, je comprends mes tendances, j’interviens plus tôt.

Enfin, ce modèle est réalisable dans un monde idéal.

OpenAI insiste sur la séparation de l’espace Health, sur le fait que les conversations ne servent pas à entraîner les modèles, et sur des protections renforcées.

Mais l’enjeu n’est pas seulement technique. Il est aussi sur l’usage.
Un outil peut être très bon et quand même mal utilisé.

Alors quand vous utilisez une IA en santé, demandez-lui surtout de clarifier, de résumer, de proposer des questions, d’expliquer des scénarios possibles.

Identifiez quels signaux nécessitent un avis médical rapide.
C’est là qu’elle est la plus utile, et la plus sûre pour l’instant.

Est-ce que vous avez déjà utilisé une IA pour répondre à une question médicale ?

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